Esham, Raven & Fenril Chronicles


    Star Ac', la fin de l'aventure

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    schtroumpf Star Ac', la fin de l'aventure

    Message par Invité le Sam 20 Déc - 14:42

    J'ai tendance à ne pas m'arrêter sur ce genre d'article, mais là pour la dernière, je me suis dit que savoir qui avait gagné pourrait être intéressant (ça risque de tomber sur les quiz de culture G), Voici donc le résumé du dernier prime par le chroniquer en charge de suivre la Star Ac' sur Yahoo ! (le pauvre)

    Quatorzième prime :
    victoire de Mickels


    ven déc 19 23:50 Par Kevin Moulback

    Voilà, c'est fini. Le Titanic, qui s'enfonçait lentement dans les flots sombres et glacés depuis des mois, a enfin touché le fond. La demi-finale mémorable qui opposait la semaine dernière Alice à Gautier n'est pas parvenue à le faire remonter à la surface. Des demi-finalistes qui se ridiculisent, des professeurs qui
    s'écharpent, Nikos qui perd la tête, Enrique Iglesias qui manque
    s'estropier... Et tout ça pour à peine 4,8 millions de téléspectateurs.
    Quelle injustice !Aujourd'hui, l'agonie s'achève. C'est la finale.Pour
    célébrer cette der des der, les professeurs sont là au grand complet,
    avec Armande Altaï à leur tête. La directrice baroque a revêtu pour
    l'occasion ses plus beaux atours. Comme toujours, sa tenue est en
    parfaite adéquation avec l'instant. Rappelez-vous : en début de saison,
    cette femme de cœur s'était habillée en clocharde pour attirer
    l'attention sur le sort cruel des sans-abri à l'approche de l'hiver. De
    même, ce soir, elle s'est tout naturellement parée de ses bijoux les
    plus rutilants pour se déguiser en arbre de Noël. Quel goût exquis ! Et
    quel courage aussi !Nikos passe en revue tous les aimables
    membres du corps enseignant, éplorés à l'idée de retrouver bientôt
    l'anonymat dont la plupart d'entre eux n'auraient jamais dû sortir.
    Mais ne voilà-t-il pas que les sournois n'ont pas respecté leur ordre
    habituel ? Anne Ducros, professeur de chant, a échangé sa place avec
    Rafaël Amargo, professeur d'expression corporelle, sans doute pour
    s'éloigner de son ennemie jurée, la terrible Marine Méchin, coach en
    développement émotionnel. Du coup, Nikos en oublie complètement de
    présenter Rafaël Amargo. Pourtant Rafaël arbore un éclatant costume
    rouge écarlate et un t-shirt doré, il est donc assez difficile de le
    rater. Mais Nikos est fidèle à son prompteur : si ça n'est pas sur le
    prompteur, c'est comme si ça n'existait pas.Bien sûr, Nikos ne
    s'attarde pas plus que que nécessaire sur ces futurs chômeurs. Il nous
    présente les deux tribus trépignantes qui vont s'affronter ce soir :
    les supporters d'Alice et ceux de Mickels. Il annonce en préambule que
    "la Starac a mis sur un pied un dispositif pour que vous puissiez vivre
    en direct l'ambiance de folie qui règne dans les QG". Et il semble bien
    en effet qu'il y ait deux "QG" distincts : celui d'Alice à Marseille,
    animé par sa tante Annie, et celui de Mickels à Charleville-Mézières,
    sous la houlette de sa sœur Deborah. Tante Annie semble tout à fait
    hystérique, du moins jusqu'à ce qu'apparaisse Deborah, déjà en pleurs
    alors que l'émission commence à peine et pour laquelle il faut sans
    doute inventer un nouveau mot comme super-hystérique.On imagine
    que ces deux armées sont stationnées dans leur contrée d'origine. Mais
    voilà qu'alors qu'une adjointe au maire de Marseille explique qu'Alice
    est à l'image de la cité phocéenne (les Marseillais apprécieront la
    comparaison), le père de Mickels, au comble de l'excitation, apparaît
    soudain à l'écran en poussant des hurlements. Charleville-Mézières,
    riante cité des Ardennes, n'étant pas dans la proximité immédiate de
    Marseille, cela semble bizarre. En fait, les deux QG sont sur le
    plateau. La production de l'émission n'a pas jugé nécessaire d'établir
    les campements rivaux dans leur sombre province. Il n'y a pas de
    petites économies après tout. En plus, si ça se termine en bataille
    rangée, cela fera des images formidables.Toute cette mise en
    scène est bien évidemment secondaire. Ce qui compte, ce sont les deux
    finalistes. Mickels est venu seul ; Alice est venue avec ses chœurs. En
    effet, dès le début du spectacle, la jouvencelle établit clairement
    deux choses : il ne faut pas compter sur elle pour chanter en anglais
    et il ne faut pas compter sur elle pour chanter juste. La production,
    pleine de ressources, s'en est arrangée. On raccourcit un peu les
    chansons, on ajoute quelques effets sur sa voix, on convoque une
    chorale gospel si besoin, et l'affaire est dans le sac. Alice peut se
    concentrer sur ce qu'elle fait le mieux : sourire.Rihanna,
    l'aimable marraine de cette huitième promotion, a donc la joie
    d'interpréter son tube "Umbrella" avec une choriste doublée et toute
    molle. On a même parfois vaguement l'impression que la diva de la
    Barbade chante avec elle-même. Quand la voix d'Alice est perceptible,
    elle est souvent fausse, même sur les refrains. Réussir à faire des
    fausses notes quand on ânonne simplement "eh eh eh eh eh eh", je ne
    sais même pas comment c'est possible.Après ce duo qui donne
    envie de zapper immédiatement sur NCIS, la production a imaginé un duel
    original, au cours duquel les finalistes sont censés révéler leur face
    cachée. Le secret de Mickels, c'est qu'il joue du piano (on fait comme
    si on ne l'avait pas vu en jouer tout au long de la saison). Mickels
    interprète donc "Lucie" de Pascal Obispo en s'accompagnant au piano. Et
    là, paf, double faute ! Son attaque vocale est fausse, son attaque au
    piano est fausse aussi. C'est décidément la soirée des records.Le
    secret d'Alice, c'est qu'elle sait danser le flamenco. Elle interprète
    donc "Hasta siempre", une chanson qui célèbre la lutte révolutionnaire
    de Che Guevara, en dansant le flamenco. C'est déjà bizarre en soi, sauf
    qu'Alice ne danse pas du tout le flamenco, elle se trémousse en une
    sorte de danse du ventre maladroite. Rafaël Amargo, lui, danse le
    flamenco à ses côtés (fort mal d'ailleurs) avant de se frotter
    frénétiquement à son bassin, sans qu'elle perde son inaltérable sourire
    pour si peu. Comme ils ont des vêtements sur eux, on peut encore
    appeler ça de la danse ; s'il n'en avaient pas, ça évoquerait plutôt la
    sodomie. Inutile de dire que ce n'est pas gracieux du tout.À
    l'issue de ce petit numéro burlesque, Nikos se précipite, la bouche
    pleine d'explications : "Il faut juste dire, pour la petite histoire,
    que ce duel, ils n'ont pas vraiment eu le temps de le répéter". Cette
    franchise l'honore mais, en tant que téléspectateur, ça me gène quand
    même un peu qu'on me présente un spectacle qui n'a même pas été répété.
    Après son duo avec Alice, Christophe Maé aura une excuse encore plus
    délicieuse : "C'est pas évident d'être ici, sur ce plateau, en direct,
    avec toutes ces caméras". Donc, en gros, les glorieux finalistes n'ont
    pas répété et ils ont peur des caméras. Dans ces conditions,
    évidemment, ça va être difficile de faire quelque chose de bien.Comme
    il convient pour une finale, Alice et Mickels bénéficient tous deux
    d'un merveilleux tableau imaginé par Kamel Ouali, le plus grand
    chorégraphe de France. Hélas, tous deux sont bien fatigués à ce stade
    de la compétition. La chorégraphie sera donc réduite à sa plus simple
    expression en ce qui les concerne. Alice, vêtue de la robe sans doute
    la plus échancrée au monde, se fait essentiellement transporter dans
    toutes les positions par les danseurs qui l'accompagnent sur "Diamonds
    Are a Girl's Best Friend" de Marylin Monroe, tandis que des chœurs
    enregistrés soutiennent sa voix. Mickels, lui, doit plutôt éviter les
    danseurs, qui font toutes sortes d'acrobaties autour de lui pendant
    qu'il interprète "Let Me Entertain You" de Robbie Williams. On est loin
    de l'énergie déferlante de l'original mais la performance est quand
    même très méritoire parce que Mickels force clairement son naturel pour
    remplir le rôle d'un showman extraverti.Mickels montre à nouveau
    son professionalisme durant son duo avec Véronique Sanson sur
    "Vancouver". Véronique est comme d'habitude, c'est à dire imprévisible
    (si vous avez pensé à un autre adjectif, vous êtes un goujat) et
    Mickels parvient néanmoins à contrôler ses écarts et à conduire la
    chanson à bon port. Nikos, lui aussi, parvient à maîtriser la situation
    quand Véronique, s'agrippant soudain à son micro, se lance dans un
    discours un peu confus.Hélas, les éclairs de brillance de ce
    genre sont rares et brefs. Le prime est encombré par les bruyantes
    interventions des QG, où des supporters chauffés à blanc s'égosillent,
    ou par de fastidieux rappels du mirobolant parcours de chacun des
    finalistes. La malheureuse Marine Méchin, qui sait habituellement nous
    distraire avec ses aphorismes philosophico-comiques, est réduite au
    silence. Quant à l'hommage à Grégory Lemarchal, sous la forme d'une
    interprétation collégiale de son premier titre, "Écris l'histoire", par
    une trentaine d'anciens élèves, elle tourne à la face pas drôle quand
    certains en profitent pour faire leur promotion. Et lorsque Cyril
    Cinélu et Magalie Vaé, les gagnants mal-aimés, reprennent la chanson a
    cappella, ils sont interrompus brutalement par une coupure
    publicitaire. La grande classe...Heureusement, Anne Ducros est
    là pour nous faire rire. Qui est Anne Ducros, me direz-vous ? C'est
    celle dont on nous disait la semaine dernière, durant un petit
    reportage introductif, que certains la comparent à la grande Ella
    Fitzgerald. Je ne sais pas très bien qui sont ces mystérieux individus
    qui comparent Anne Ducros à Ella Fitzgerald, tout comme d'ailleurs
    j'ignore qui sont les hurluberlus qui, l'année dernière, comparaient
    Yvan Cassar à Mozart. Je peux juste supposer que ces gens doivent être
    sourds, aveugles ou idiots, voire les trois à la fois.Quoi qu'il
    en soit, alors que le prime touche à sa fin et que chacun a pu juger
    que, sans le secours de la technique, Alice est inaudible ou
    insignifiante, Anne Ducros assène tout à fait sérieusement : "S'il doit
    y avoir une morale à cette belle histoire de la Star Academy 8, c'est
    que si, comme Alice, on travaille, travaille, travaille, travaille, on
    arrive à être en finale. Elle était outsider totalement. Elle a été
    nominée presque à chaque fois. Elle est en finale. Elle fait un show
    extraordinaire. Elle est crédible dans tout ce qu'elle chante et tout
    ce qu'elle fait. Elle bouge divinement. Elle est sublime. Bravo, bravo,
    bravo."Et là, chose incroyable, un éclair a déchiré le ciel,
    transpercé le toit du plateau et foudroyé sur place Anne Ducros ! Ce
    n'est malheureusement qu'un rêve mais je suis néanmoins d'avis que
    quelqu'un qui débite avec autant d'assurance de telles énormités
    mériterait d'être foudroyé sur le champ. Alice a certainement beaucoup
    de qualités, l'aisance vocale et la faculté d'interprétation n'en font
    pas partie. À tout prendre, je préfère encore le jugement de Sheryfa
    Luna : "Je trouve qu'Alice, elle est fraîche, voilà". C'est vrai que la
    fraîcheur est une qualité appréciable, en particulier pour le poisson
    et la salade.Bien sûr, dans ma grande générosité, je ne vais pas
    vous faire l'épuisant compte rendu de toutes les prestations d'un prime
    qui dure trois heures mais paraît en durer dix. Je mentionnerai
    toutefois le retour de la troupe de Cléopâtre, la nouvelle comédie
    musicale de Kamel Ouali. Ses membres interprètent avec Mickels
    "L'Accord", un titre déjà chanté lors du cinquième prime mais qui s'en
    souvient, n'est-ce pas ? Cette chanson, qui consiste essentiellement en
    la lancinante répétition du refrain : "Une main sur l'occident et le
    cœur en orient, par l'accord qui nous tient, les deux mondes n'en
    feront qu'un". Personnellement, j'adore les chansons dont on sent
    qu'elles ont été écrites en cinq minutes sur un coin de table, un
    dictionnaire de rimes à la main.Du duo d'Alice avec Quentin
    Mosimann, lauréat de la Starac 7, je vous dirai simplement que l'un des
    partenaires souriait en permanence et l'autre non. L'un se trompait
    donc grossièrement sur le sens de la chanson. Je vous laisse deviner
    qui. Même si c'est facile, je vous donne un indice : Quentin voulait
    chanter avec Mickels.Alors que tout le monde est pressé d'aller
    se coucher, Nikos entame une fastidieuse litanie de remerciements. Je
    ne lui jette pourtant pas la pierre. Pas plus tard que mercredi soir,
    j'étais moi-même dans la même situation, un micro et une liste
    interminable à la main, à assommer un auditoire poli de l'énumération
    exhaustive de ma gratitude. Dans le cas de Nikos comme dans le mien, ça
    fait du bien quand ça s'arrête.Le moment que les téléspectateurs
    attendent depuis des heures, l'œil vissé sur leur montre, arrive enfin.
    Maître Moya, l'affable huissier, pénètre sur le plateau, une enveloppe
    à la main. C'est Rihanna qui va l'ouvrir, un honneur qui échoit
    traditionnellement à Nikos. Encore une antique coutume bafouée mais ce
    n'est pas trop grave, du moment que ce n'est pas Céline Dion qui ouvre
    l'enveloppe. Vu son comportement étrange de l'année dernière, elle
    aurait été capable de jongler avec ou de lui chanter des chansons.Quoi
    qu'il soit, Rihanna ouvre l'enveloppe et lit le nom qu'elle contient :
    c'est Mickels qui l'emporte, triomphant d'Alice avec 52,2 % des
    suffrages (curieusement, Rihanna est la seule à prononcer le nom de
    Mickels à la française : Mi-ka-el). Une sirène retentit soudain - c'est
    la voix de Josh Groban, qu'on n'arrive décidément pas à chasser du
    plateau depuis la semaine dernière - tandis qu'une pluie de confettis
    noie la scène. Christophe Maé remet à Mickels le trophée étoilé signe
    de sa victoire, Pascal Nègre, le président d'Universal Music France,
    n'ayant pas jugé nécessaire de faire le déplacement cette année.
    Mickels a gagné ; cela veut dire qu'Alice a perdu. Elle pleure donc
    amèrement (mais, conformément à ses habitudes, elle garde néanmoins le
    sourire). Gautier se précipite pour la consoler et Alice découvre
    soudain le sens du proverbe "Un malheur n'arrive jamais seul".Naturellement,
    alors que Mickels étreint son horrible trophée en plastique, vous êtes
    sans doute saisi d'une brûlante interrogation métaphysique : y
    aura-t-il une Starac 9 ? Cela pouvait paraître exclu au vu des
    audiences très médiocres du prime comme de la quotidienne. Mais Nonce
    Paolini, le nouveau président de TF1, vient d'annoncer que "Laurence
    Ferrari était installée pour vingt ans aux 20 heures". Cela semble
    indiquer soit que son rapport au monde réel est des plus ténus, soit
    que des audiences minables ne lui font pas peur, et dans ce cas tout
    est possible.En tout cas, pour cette année, c'est fini ! Ouf.

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    schtroumpf Re: Star Ac', la fin de l'aventure

    Message par Invité le Lun 22 Déc - 20:33

    Excellent !
    je ne regarde aucun de ces "machins réalités" et au vu de cet article je crois que je fais le bon choix Wink

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    schtroumpf Re: Star Ac', la fin de l'aventure

    Message par Invité le Mar 23 Déc - 0:21

    L'article est un peu long mais j'ai trouvé ça très bon Very Happy
    Par contre, je plains le mec qui est obligé de regarder pour son boulot un truc qu'il déteste. Laughing
    M'enfin ça donne des articles assez drôles.

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    schtroumpf Re: Star Ac', la fin de l'aventure

    Message par Invité le Mar 30 Déc - 10:32

    excellent ... lire cet article est bien plus divertissant que regarder ces merdes !

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    schtroumpf Re: Star Ac', la fin de l'aventure

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